Des cheveux plein la brosse, une raie qui s'élargit, une queue de cheval plus fine qu'avant : la chute de cheveux inquiète, surtout quand on ne comprend pas ce qui se passe. Je suis Lola, praticienne head spa et trichologie non médicale à Saint-Sorlin-de-Morestel, en Isère. Je reçois des femmes de tous âges qui se posent exactement cette question. Voici comment distinguer une chute passagère d'un signe qui mérite un avis médical.
Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?
On considère généralement qu'il est normal de perdre une cinquantaine à une centaine de cheveux par jour. Les cheveux vivent par cycles : ils poussent, se reposent, puis tombent pour laisser la place à de nouveaux. Ce renouvellement permanent passe le plus souvent inaperçu.
Ce chiffre varie d'une personne à l'autre et selon les jours : on remarque davantage de cheveux après un shampooing ou un brossage, sans que ce soit forcément inquiétant. Ce qui compte, c'est le changement par rapport à votre habitude, et sa durée.
Quels signes doivent vous alerter ?
Une chute mérite un avis médical dès qu'elle devient inhabituelle, importante ou persistante, ou qu'elle s'accompagne d'une diminution visible de la densité. C'est aussi le cas en présence de plaques sans cheveux, de douleurs, d'une inflammation importante ou de lésions du cuir chevelu.
- une chute nettement plus abondante que d'habitude, qui dure plusieurs semaines ;
- une raie qui s'élargit ou des cheveux qui s'affinent au fil des mois ;
- des zones dégarnies ou des plaques sans cheveux ;
- des douleurs, des rougeurs marquées, une inflammation ou des lésions.
« Mon rôle n'est pas de poser un diagnostic médical, mais d'observer, de conseiller et d'accompagner. Savoir reconnaître les limites de mon intervention et orienter vers un professionnel de santé fait pleinement partie de ma démarche. »
Pourquoi les cheveux tombent-ils chez la femme ?
Une chute de cheveux ne trouve pas forcément son origine dans le cuir chevelu. Elle peut être liée à des facteurs hormonaux, génétiques, nutritionnels ou médicaux, ou à certains événements de vie. C'est pour cette raison qu'il n'existe pas de solution unique.
Je rencontre souvent des femmes qui traversent une période particulière : quelques mois après un accouchement, à la suite d'un stress important, lors de changements hormonaux ou pendant la ménopause. D'autres constatent une perte progressive de densité sans événement précis. Dans certaines situations, un bilan médical ou biologique est nécessaire pour rechercher une cause interne.
Ce que j'observe pendant un bilan capillaire
Il n'existe pas un seul type de cuir chevelu associé à la chute de cheveux. J'observe aussi bien des cuirs chevelus parfaitement sains que des excès de sébum, des squames, des rougeurs ou des signes d'irritation.
Je commence toujours par un échange : vos antécédents, votre mode de vie, vos habitudes capillaires, votre alimentation, les événements récents et l'évolution de votre chute. J'observe ensuite votre cuir chevelu et vos cheveux à la caméra, en prêtant attention à la densité, à la répartition des cheveux, à leur diamètre et à l'aspect des différentes zones. La caméra me permet de voir des détails difficiles à percevoir à l'œil nu.
« Ce qui revient souvent, c'est cette inquiétude de ne pas comprendre ce qui se passe. Certaines ont déjà essayé de nombreux produits sans vraiment savoir pourquoi elles perdent leurs cheveux. »
Pour découvrir comment se déroule ce rendez-vous, consultez ma page sur le bilan capillaire en Isère.
Idée reçue : « il suffit de changer de shampooing »
Changer de produit au hasard règle rarement une chute de cheveux, parce que la cause se trouve souvent ailleurs que dans la salle de bain. Avant de multiplier les achats, il vaut mieux comprendre ce qui se passe, puis choisir une routine adaptée à votre cuir chevelu.
Après un bilan, je donne des conseils personnalisés sur la routine à la maison, les produits à privilégier et les soins adaptés à votre situation, sans jamais promettre de résultats irréalistes ni remplacer un professionnel de santé.
Médecin, dermatologue, bilan capillaire : qui fait quoi ?
Le médecin et le dermatologue posent un diagnostic, prescrivent des examens et des traitements. Le bilan capillaire non médical observe le cuir chevelu, conseille et accompagne au quotidien. Les deux sont complémentaires : l'un ne remplace pas l'autre.
Si votre chute vous inquiète, commencez par en parler à votre médecin. Un accompagnement capillaire peut ensuite vous aider à prendre soin de votre cuir chevelu, en complément de son suivi.
- Perdre des cheveux chaque jour est normal : c'est le changement et sa durée qui comptent.
- Une chute importante, persistante ou une densité qui diminue justifie un avis médical.
- Plaques, douleurs, inflammation ou lésions : consultez sans attendre.
- La cause est souvent ailleurs que dans le cuir chevelu : hormones, stress, nutrition, génétique.
- Un bilan capillaire non médical complète le suivi médical, il ne le remplace pas.
Questions fréquentes sur la chute de cheveux chez la femme
Est-ce normal de perdre ses cheveux après un accouchement ?
Le stress peut-il faire tomber les cheveux ?
Quand faut-il consulter un dermatologue pour une chute de cheveux ?
Un bilan capillaire remplace-t-il un rendez-vous chez le médecin ?
Comment se passe un bilan capillaire ?
Le bilan capillaire commence par un échange et une observation de votre cuir chevelu à la caméra, en complément de votre suivi médical.
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Fondatrice du Head Spa de Lola, à Saint-Sorlin-de-Morestel, en Isère. Formée au head spa traditionnel coréen auprès de Hewun Seolhye et au massage facial auprès de Lixuan, méthode Chan Zhi.
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